Jérôme Leroy et Elodie Soury-Lavergne inaugurent « Les Rendez-Vous de l’Info »

Le 5 juin, le Club de la presse du Nord – Pas de Calais a lancé une nouvelle formule de rencontres-débats : « Les Rendes-vous de l’Info ». Il s’agira d’apporter régulièrement un regard sur l’actualité à travers un prisme culturel. Pour ces premiers « Rendez-vous », nous avons invité deux écrivains : Elodie Soury-Lavergne, qui vient de publier son premier roman, « Les cadavres en fleur », chez Dub Editions, et Jérôme Leroy, auteur de « Norlande » (Syros), « Le Bloc », « Monnaie Bleue » et, tout récemment, « Dernières nouvelles de l’enfer ».

Cette rencontre a été enregistrée et montée par Rabah Chaïbi, concepteur du site « Via Lille ». Ce sera le cas pour les prochains rendez-vous. La programmation sera connue dès la rentrée de septembre. Dès à présent, nous travaillons sur plusieurs thèmes : la place et le rôle des intellectuels dans notre société, les migrations dans le temps et dans l’espace, la situation très peu médiatisée de la République centrafricaine et les liens de celle-ci avec le Nord – Pas de Calais.

D’ici là, nous vous proposons de découvrir ou de redécouvrir le « Rendez-Vous » du 5 juin, à travers ces cinq vidéos.

La fleur et le hussard

Jérôme Leroy, qui se présente comme un hussard de gauche, ne manque pas d’humour lorsqu’il évoque son propre nom et les confusions dont il fait parfois l’objet. Auteur d’une vingtaine de livres, dont de nombreux romans, il collabore à « Causeur  », « Valeurs Actuelles » et « Liberté Hebdo  ». Il plonge un regard sans concession sur les dangers liés à la montée de l’extrême-droite et sur l’évolution d’une société de plus en plus malade.
Avec son premier roman, « Les cadavres en fleur », Elodie Soury-Lavergne évoque aussi une société qui va mal (minute 9’40) et raconte l’histoire d’un homme qui a dérapé après un drame personnel, dans son enfance. Son écriture lumineuse et son humour évoquent immanquablement Boris Vian et Marcel Aymé. Qu’en pense le hussard Leroy ? Il a aimé.

Une société qui exclut et une vilaine bête qui monte, qui monte

Jérôme Leroy a publié « Monnaie bleue » en 1999, aux éditions du rocher. Ce roman est ressorti en livre de poche dix ans plus tard, peu avant la parution du « Bloc » (Série Noire chez Gallimard). « Monnaie Bleue », dont l’action se déroule dans une ville du Nord qui ressemble fort à Roubaix, jongle sur l’anticipation et une machination où un état policier s’apprête à prendre le pouvoir. La peur de l’autre, la manipulation, la récupération des replis identitaires sont des ingrédients bien réels. Au club de la presse, Jérôme Leroy évoque les Roms, les réactions que suscitent leurs campements (on parle encore de Roubaix et d’une réunion électrique sur cette question). Il évoque la responsabilité de l’Union européenne et la stratégie de la tension qui est, selon lui, menée. Alors que l’Europe sait donner des leçons à la Grèce, et lui imposer un programme drastique, pourquoi s’avère-t-elle incapable de parler à la Roumanie, à la Bulgarie et à la Hongrie. La Hongrie qui, souligne-t-il, est en train de devenir un état fasciste dans l’indifférence générale.

Quand Jérôme Leroy répondait à Thierry Ardisson

Le talent d’interviewer de Thierry Ardisson s’était exercé à l’occasion de la parution du premier roman de Jérôme Leroy, « Les Oranges de Malte », en 1990. Jérôme Leroy se livre sur les écrivains d’hier ou de l’époque. A revoir. Avec sa lecture d’aujourd’hui.

Le Bloc qui fait peur

Lorsque est paru « Le Bloc  », le marxiste Jérôme Leroy a essuyé de vives critiques. Notamment en raison du regard qu’il porte sur des écrivains de droite. Il s’en défend et explique. « Le Bloc » raconte l’itinéraire de deux militants d’extrême-droite sur une période de trente ans. Jusqu’à ce que ce parti soit aux portes du pouvoir et s’achète une image de respectabilité. « Il y a une culpabilité collective », dit l’auteur. Il évoque les couvertures que les magazines people ont consacré à Marine Le Pen et aux articles et éditons qui ont été écrits sur la « dédiabolisation » et le « nouveau visage » du FN.
Quand au rôle du roman : « le polar a beaucoup donné dans l’anti-fascisme. Mais, à force d’être trop manichéen, on s’interdit de comprendre. Et comprendre n’est pas absoudre
 ».

Et après ?

Elodie Soury Lavergne évoque ses prochains romans. L’amour y tiendra une place de choix. Quel est le rôle de l’écrivain dans notre société ? «  Il n’est pas là que pour résoudre les problèmes et apporter des réponses », explique-t-elle. « Mais moi, je choisis l’évasion. Il faut permettre au lecteur de s’évader, de rêver  », dit-elle en substance. Et elle aime le faire rire.
Jérôme Leroy, qui est aussi l’auteur de « Norlande » (Syros) parle une fois encore de la montée de l’extrémisme à travers les « loups solitaires  ». Mais il en veut beaucoup à ce livre, « La France Orange mécanique » qui vient d’être publié et qui aligne des faits divers de manière très orientée. « Un texte répugnant  » juge-t-il. Justement, l’auteur de ce texte s’apprête à publier un livre, « Utoya  », sur la tuerie en Norvège.
Pour sa part, Jérôme Leroy vient de sortir « Dernières nouvelles de l’enfer ». Plus léger que les romans précédents ? Voire. Cette cinquantaine de nouvelles nous plonge dans le fantastique (c’est un hommage) mais avec beaucoup de réalisme. Comme ces zombies utilisés pour réduire la main d’œuvre salariée dans nos usines.


 

 

 

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