Pigistes : un arrêté facilite l’accès aux indemnités journalières de la Sécurité sociale et aux congés maternité

, par communication@clubdelapressenpdc.fr

La Commission de la réglementation (COR) de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) a ouvert la voie à la publication d’un arrêté qui facilitera l’accès des journalistes rémunérés à la pige aux indemnités journalières de la Sécurité sociale et donc aux congés maternité. Une nouvelle dont se réjouit le syndicat SNJ-CGT.

Ce projet d’arrêté « précisant les conditions d’ouverture de droit des prestations maladie, maternité, invalidité, décès pour les journalistes professionnels rémunéré.e.s à la pige » est applicable rétroactivement depuis 1er octobre. « Ça y est, le ‘verrou de la Sécu’ a sauté !, se réjouit le syndicat SNJ-CGT. C’est une grande nouvelle pour l’égalité de traitement entre les journalistes rémunéré.e.s à la pige et celles et ceux payés à l’heure, permanents et CDD. »

Faute de pouvoir comptabiliser leurs heures de travail, jusqu’ici, les journalistes rémunérés à la pige devaient prouver avoir perçu 20 000 € sur les 12 derniers mois pour ouvrir des droits aux indemnités journalières de la Sécurité sociale. Une somme trois fois plus élevée que pour les salariés rémunérés au temps de travail.

"Une inégalité scandaleuse"

« Combien de femmes journalistes professionnelles, en France, ont dû faire face à l’absence d’indemnités de congés maternité ? Combien de femmes journalistes professionnelles, en France, ont dû faire face à l’absence d’indemnités de congés maternité ?, rappelle le syndicat SNJ-CGT. Il fallait mettre fin à cette inégalité scandaleuse. Il fallait retrouver les principes de la loi Cressard du 4 juillet 1974, votée à l’unanimité, qui faisait des journalistes rémunéré.e.s à la pige ’des journalistes à part entière et non pas des journalistes entièrement à part’ ».

Avec le décret du 16 avril 2020 qui encadre le dispositif de l’activité partielle pour les entreprises employant des journalistes à la pige, il s’agit d’une nouvelle confirmation des droits des journalistes en cette année 2020 si difficile. « D’autres combats restent à venir, pour atteindre une application pleine et entière de la loi Cressard, nuance le SNJ-CGT. Encore trop de journalistes pigistes ne bénéficient pas des négociations collectives dans les entreprises. Encore trop de journalistes pigistes voient les valeurs du feuillet, des reportages, des photos, des illustrations, figées depuis quinze ou vingt ans. Encore trop de journalistes pigistes subissent une mauvaise application de la convention collective : absence de 13e mois, de congés payés, de prime d’ancienneté ».

M.P


 

 

 

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