Protéger le métier de journaliste, l’enjeu principal de la commission de la CCIJP

, par Faouzia

Une fois tous les trois ans, les journalistes sont amenés à voter pour élire leurs représentants régionaux à la commissions paritaire de la carte de presse. Les patrons sont eux nommés par leurs pairs.

Pour mieux comprendre l’intérêt de cette élection et le rôle de la commission de la carte d’identité des journalistes professionnel, le Club de la presse Hauts France a invité quatre représentants des syndicats des journalistes dont trois sont candidats aux postes de représentant régionaux.
Simond Colaone (FO), Marjorie Duponchel (SNJ), Bruno Espalieu (CFDT) et Ludovic Finez (SNJ-CGT) ont chacun à son tour expliqué le rôle de cette instance qui permet de définir le statut des journalistes et listé les critères qui permettent l’attribution de la carte.

50% du revenu
Marjorie Duponchelle précise que le correspondant régional représente le premier niveau qui permet de vérifier que le professionnel de l’information remplit bien les conditions nécessaires pour l’attribution de la carte, notamment le travail réalisé, la rémunération en salaire et sous une convention collective de journalistes et, enfin, la part des revenus de l’intéressé provenant de son activité journalistique. Celle-ci doit représenter au moins 50% de son revenu global.

En effet, l’employeur doit être un éditeur de presse même si les discussions se sont élargies ces dernières années pour les professionnels qui travaillent pour des maisons de productions et qui réalisent des reportages et enquêtes pour la télé et la radio. De même pour le les rédacteurs qui travaillent pour des sites internet d’information, des négociations sont en cours.

Pas de carte pour le statut d’auto-entrepreneur
« Le statut d’auto-entrepreneur ne permet en aucun cas à la commission de délivrer une carte de journaliste à un professionnel même si le travail est diffusé par un organe de presse » souligne Ludovic Finez. Pour lui, comme pour les autres invités, c’est une façon de préserver le statut de journaliste et de mettre fin aux abus de certains employeurs vis à vis des pigistes en situation de précarité.
Simond Colaone insiste sur le rôle de la commission comme garde-fou qui permet de protéger un métier souvent décrié et qui, depuis quelque temps, subit des violences.

« Très peu de journalistes votent et très peu connaissent leur droit à la formation et en termes de couverture sociale » explique Bruno Espalieu, représentant de la CFDT. Celui-ci invite les jeunes à se rapprocher de leurs élus régionaux pour en savoir plus.
Le taux de vote chute considérablement élections après élection. Pour cette année, le premier tour est ouvert jusqu’au 9 novembre. Un 2eme tour sera organisé si le taux de participation ne dépasse pas les 50 % au premier.
Nos interlocuteurs précisent bien que la carte doit être renouvelée tous les ans.
Un journaliste pigiste doit prendre l’initiative de le faire et s’assurer de remplir toutes les conditions, alors qu’au sein d’un media la demande est faite par l’employeur.


 

 

 

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COMPETENCES REQUISES.
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Stage : conventionné
Durée : 4 à 6 mois

CV et lettre de motivation à adresser à
Faouzia Allienne