Hervé Ghesquière : « Je suis journaliste ! »

Que l’on ne s’y trompe pas. S’ils sont revenus en bonne santé –excepté quelques problèmes liés à la sous-alimentation- et s’ils font preuve d’un tonus remarquable, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière ont vécu des moments très difficiles durant leurs 547 jours de captivité en Afghanistan. En revanche, leur mental et leur passion du journalisme demeurent intacts. C’est ce qu’a exprimé Hervé Ghesquière, samedi 2 juillet, lors d’une conférence de presse qu’il a donnée à France 3 Nord – Pas de Calais, à Lille.

Les retrouvailles entre hervé Ghesquière et Roger Lecointe, son petit-cousin

Ce samedi 2 juillet, en début d’après-midi, ses consœurs et confrères l’ont vu arriver, décontracté, veste sur l’épaule. La presse l’a fidèlement relaté dès le lendemain. Quelques jours plus tard, au club de la presse, son petit-cousin, Hervé Lecointe, en parlait encore avec le même étonnement admiratif : « Il conduit sa voiture comme si de rien n’était ! C’est comme s’il ne s’était rien passé…  ».

Lors de la conférence de presse, Hervé Ghesquière a raconté, encore, les circonstances de l’enlèvement quelques kilomètres après le passage à un check-point. Il narre, non sans humour, la manière dont leurs ravisseurs les exhibent dans les hameaux qu’ils traversent : « Nous sommes présentés comme des trophées. Les gens nous photographient avec leurs téléphones portables. Les gamins rigolent. Les paysans sont incrédules. »

Lorsqu’ils sont emmenés dans une mosquée, ils vivent une demi-heure très tendue. L’arrivée d’un mollah les soulage. Pour un court instant. Ils sont convaincus d’espionnage. Un peu plus tard Stéphane Taponier et Reza, le traducteur afghan, sont mis contre un mur. Hervé, de l’autre côté du mur, assiste à la scène : « Il y a des mecs avec des kalachs. Ca sent le peloton ! Mais ça ne dure pas. ».

Suit un interrogatoire très serré pour connaître les raisons de leur présence dans la Kapisa, ce qu’ils ont fait avec l’armée française, etc. On leur offre un repas. « Nous sommes presque bien reçus. Il n’y a pas de violence. Pas d’insulte. ». Mais les talibans demeurent persuadés d’avoir affaire à des espions. « Dans l’après-midi, j’ai l’impression de pouvoir presque les retourner », croit Hervé. Espoir vite déçu. Ils ont compris leur situation d’otage. Ils savent que cela va durer.

La suite, c’est deux nuits de marche dans la montagne, sous le seul éclairage de la pleine lune (« une aubaine ! ») par peur des drones. On les emmène le plus loin possible pour les isoler. Les deux autres accompagnateurs ont été séparés du groupe dès le début de l’enlèvement. Stéhane, Hervé et Reza seront retenus ensemble durant 3,5 mois. Puis, Hervé est à son tour isolé dans une autre maison. Durant 8 mois. « Ils me considèrent comme le responsable du groupe. Je suis leur interlocuteur principal. Et puis, il le font pour des raisons de sécurité », explique-t-il.

 


 

 
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